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1977 - 2007
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trente ANS De rencontres & de paroles
INVITATION
vendredi 16 novembre 2007
A partir de 16H00
SALLE DES Fêtes de pont- evèque
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Il y a des rencontres qui sont source Notre vie est faite de ces rencontres privilégiées
qui nous nourrissent toute notre vie.cela peut parfois aboutir à de belles histoires
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La mission de l’AAVDASE consiste à prévenir la marginalisation des jeunes en difficultéou en rupture avec leur milieu et à faciliter leur insertion ou leur promotion sociale.Depuis 1977, l’AAVDASE participe à rendre ces jeunes acteurs responsables de leur vie et de leurs actes. Pour fêter le trentième anniversaire, |
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le 16 novembre 2007, elle invite :les élus, les travailleurs sociaux et tous ceux qui se sentent concernés par les questions de prévention, d’éducationet de socialisation des publics en difficulté, à venir débattre et inventer d’autres possibles…Cette manifestation, composée à la fois de réflexions et de « créations », devra nous permettrede reconsidérer notre évolution au gré des transformations de la société et des textes législatifs se rapportant à notre pratique. L'aavdase aime provoquer les rencontres et, parce que la « parole » vise à rompre l'isolement et restaurer le lien, nous avons tous quelque chose à dire aux autres...
alors, à très bientôt ! |
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vendredi 16 novembre 2007
SALLE DES FÊTES DE PONT- EVÊQUE 38780
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8 16h00 / Ouverture du 30ème Anniversaire de l'AAVDASE |
par Robert DUTEL Président de l'AAVDASE
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16h30 / Intervention de Gilbert BERLIOZ, sociologue |
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L'histoire de la Prévention en France et celle de l'AAVDASE.
Gilbert BERLIOZ travaille depuis 20 ans sur les processus de socialisation
des jeunes en milieu urbain et sur l'évaluation des dispositifs qui leur sont dédiés.
Ses travaux portent plus particulièrement sur l'articulation des politiques de prévention
et des autres politiques publiques : délinquance, sécurité, éducation.
Il est également expert auprès du Conseil de l’Europe (errance des enfants en
Russie et en Ukraine et soutien à la parentalité pour les familles menacées d’exclusion sociale).
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17h15 / Projection du film : « PAROLES DE TERRAIN » (15') |
Réalisé avec le concours de jeunes adolescents de : VIENNE - PONT-EVEQUE - CHASSE / RHÔNE
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17h30 /
Table ronde : « DE RENCONTRES ET DE PAROLES... |
Avec la participation de nombreux invités : Représentants de collectivités locales, Magistrat, Psychanalyste,
de l'Education Nationale et du Territoire de l'action sociale.
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18h30 /
Inauguration d’une peinture – fresque : « Solidarités » |
Conçue et réalisée par des adolescents de l'agglomération viennoise
Suivie d’une animation culturelle et d'un apéritif dînatoire

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AAVDASE PREVENTION SPECIALISEE
Association de l’Agglomération Viennoise pour le Développement de l’Action Socio-Educative
9, rue du 11 novembre - 38200 VIENNE
PRESIDENT ROBERT DUTEL DIRECTEUR François PAIN
infos – contacts ( 04 74 31 59 63
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DOSSIER DE PRESSE |
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Novembre 2007 |
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1977 - 2007

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ANNIVERSAIRE
Vendredi 16 novembre 2007
A partir de 16H00
SALLE DES Fêtes de pont- evèque
Il y a des rencontres qui sont source
Notre vie est faite de ces rencontres privilégiées
qui nous nourrissent toute notre vie.
cela peut parfois aboutir à de belles histoires |
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Trente ANS De rencontres & de paroles |
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La mission de l’AAVDASE consiste à prévenir la marginalisation des jeunes en difficulté ou en rupture avec leur milieu et à faciliter leur insertion ou leur promotion sociale.Depuis 1977, l’AAVDASE participe à rendre ces jeunes acteurs responsables de leur vie et de leurs actes. |
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Pour fêter le trentième anniversaire, le 16 novembre 2007, elle invite :les élus, les travailleurs sociaux et tous ceux qui se sentent concernés par les questions de prévention, d’éducation et de socialisation des publics en difficulté, à venir débattre et inventer d’autres possibles…Cette manifestation, composée à la fois de réflexions et de « créations », devra nous permettre de reconsidérer notre évolution au gré des transformations de la société et des textes législatifs se rapportant à notre pratique. L'aavdase aime provoquer les rencontres et, parce que la « parole » vise à rompre l'isolement et restaurer le lien, nous avons tous quelque chose à dire aux autres...
alors, à très bientôt ! |
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vendredi 16 novembre 2007
SALLE DES FÊTES DE PONT- EVÊQUE 38780
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8 16h00 / Ouverture du 30ème Anniversaire de l'AAVDASE |
par Robert DUTEL Président de l'AAVDASE
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16h30 / Intervention de Gilbert BERLIOZ, sociologue |
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L'histoire de la Prévention en France et celle de l'AAVDASE.
Gilbert BERLIOZ travaille depuis 20 ans sur les processus de socialisation
des jeunes en milieu urbain et sur l'évaluation des dispositifs qui leur sont dédiés.
Ses travaux portent plus particulièrement sur l'articulation des politiques de prévention
et des autres politiques publiques : délinquance, sécurité, éducation.
Il est également expert auprès du Conseil de l’Europe (errance des enfants en
Russie et en Ukraine et soutien à la parentalité pour les familles menacées d’exclusion sociale).
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17h15 / Projection du film : « PAROLES DE TERRAIN » (15') |
Réalisé avec le concours de jeunes adolescents de : VIENNE - PONT-EVEQUE - CHASSE / RHÔNE
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17h30 /
Table ronde : « DE RENCONTRES ET DE PAROLES... |
Avec la participation de nombreux invités : Représentants de collectivités locales, Magistrat, Psychanalyste,
de l'Education Nationale et du Territoire de l'action sociale.
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18h30 /
Inauguration d’une peinture – fresque : « Solidarités » |
Conçue et réalisée par des adolescents de l'agglomération viennoise
Suivie d’une animation culturelle et d'un apéritif dînatoire
* Ouvrages parus de Gilbert BERLIOZ :
- Les 15-25 ans : acteurs dans la cité - Syros 1995
- La Prévention dans tous ses états. Histoire critique des éducateurs de rue. L’Harmattan 2002.
- La prévention spécialisée entre logique d’engagement et logique de prestation. In « La prévention : concept, politiques, pratiques en débat ». B Bouquet (Dir) L’Harmattan – CNAM – Septembre 2005
- Soutien à la parentalité dans le cas d’enfants menacés d’exclusion sociale . In « La parentalité dans l’Europe contemporaine : une approche positive ». Mary Daly (Dir) - Edition du Conseil de l’Europe – Mai 2007
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LE PROJET ASSOCIATIF |

« Ils sont beaucoup plus menacés par la délinquance que vous ne l’êtes par les délinquants. »
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L’AAVDASE a été créée en mars 1977 pour répondre aux problématiques des jeunes d’un quartier de Vienne : Estressin. Depuis, l’association a étendu son activité sur tout le territoire de Vienne ainsi que sur les communes de Pont Evêque et
de Chasse / Rhône. L’AAVDASE est une association qui inscrit son action dans un esprit laïque et républicain excluant toute ingérence du fait religieux ou partisan. L’AAVDASE, du fait de la composition statutaire de son Conseil d’Administration,
est un lieu d’expression de la démocratie locale : elle permet le débat, l’expérimentation et ouvre les voies nouvelles pour l’action éducative et sociale. Son évolution, au niveau tant des objectifs que des moyens est permanente. Ses missions visent trois finalités :
EDUQUER – PREVENIR – PROTEGER |
Pour ce faire, l’AAVDASE s’inscrit dans une approche humaniste et solidaire de la lutte contre les phénomènes d’exclusion de toute nature. Il ne s’agit pas de prendre en charge un public marginalisé pour diverses raisons, mais de promouvoir des personnes.
De même, l’Association accompagne des personnes pour qu’elles s’intègrent
à la société. Pour ce faire, elle aménage des possibles, met des limites aux risques d’exclusion, pense des évolutions, crée de l’espoir. Enfin, elle contribue, au « mieux vivre ensemble ». Composée d’acteurs de la démocratie de proximité, l’Association milite pour mieux faire reconnaître aux élus et aux habitants que tous les jeunes auxquels nous avons à faire ont leur place dans la cité. Son action œuvre pour la reconnaissance
de leur qualité de citoyens et de leurs droits. |
LE FONCTIONNEMENT ASSOCIATIF |
L’AAVDASE a actualisé en mai 2001 un règlement intérieur qui précise les règles
et le fonctionnement interne à l’association. En particulier, elle a cherché les moyens propres à organiser l’articulation nécessaire entre ses différentes instances statutaires. De plus, elle rappelle à tous les administrateurs leur devoir de discrétion sur la situation des jeunes ou des salariés. |
Les valeurs fondamentales du travail éducatif |
l’insertion de devenir des adultes autonomes, c’est à dire sujets et responsables de leurs désirs et de leurs actes. Au delà de ces valeurs, il paraît nécessaire de penser l’intervention professionnelle à partir des valeurs qui ont fondé le travail éducatif dans
le secteur social. |
Le respect |
Quelles que soient les différences, le respect vis à vis d’une personne participe à sa reconnaissance et à sa dignité et permet une relation de confiance qui favorise la communication. Le respect implique une éthique et la discrétion professionnelles indispensables dans les métiers du social. |
La responsabilité et l’engagement |
Le souci de la mission implique pour chacun des professionnels une responsabilité tant civile que pénale et morale et la mise en œuvre des orientations associatives.
Ces valeurs sont inhérentes à tout acte éducatif en référence à la loi de 2002 |
La disponibilité |
Elle est la condition même de l’offre de relation sur les quartiers. Ses limites restent les contingences da la nature humaine tant du côté des professionnels que du côte des jeunes dans le contexte collectif et institutionnel du moment. |
La vigilance |
La rencontre du professionnel avec l’autre nécessite de sa part la prise en compte des observations recueillies et du sens qu’il va donner à ses actions. Son regard posé sur l’autre doit rester en éveil pour évaluer régulièrement ses positions éducatives, éviter les dérapages et apprécier le cheminement de la personne accompagnée. De même,
une juste distance permet d’éviter le risque de fusion et de confusion. |
L’évaluation |
L’AAVDASE entend se doter d’un logiciel ou tout au moins d’une grille d’observations
lui permettant d’évaluer sa propre capacité à répondre à ses objectifs et à honorer sa mission de service public. Tenant compte des orientations définies par le Conseil Général ainsi que des suggestions et incitations formulées par ses partenaires, elle établit,
en même temps qu’elle présente son budget prévisionnel, des objectifs à court, moyen
et long terme. De même, elle présente les actions prioritaires arrêtées pour atteindre ceux-ci. Les résultats attendus sont évalués en fin d’année civile. L’AAVDASE diffuse
les résultats de ces évaluations auprès du Conseil Général et de l’ensemble des acteurs internes et externes, lesquels sont invités à participer à l’assemblée Générale de l’Association. De même, elle présente et soumet à cette dernière son compte de résultat. |
LA PREVENTION SPECIALISEE |
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C’est une intervention éducative et sociale
à la fois individuelle et collective au sein
de communautés humaines tels que les quartiers, groupes de jeunes, et auprès
de personnes dont le mode de vie risque
de les mettre ou les met effectivement
en marge des circuits économiques, sociaux, et culturels auxquels ils participent peu
et dont ils utilisent difficilement
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les possibilités. Par son mode spécifique d’intervention, elle veut permettre
à ces personnes d’avoir un jour l’espoir
de trouver des conditions de vie meilleure dans la dignité et la progression vers plus d’autonomie sociale. Parce que notre société se doit d’inclure tous ses membres,
la prévention spécialisée est basée sur le modèle de la « Solidarité » et veut prendre
en compte tous ceux qui sont en risque d’être en marge de la vie sociale. La solidarité
est centrale et la liberté ne peut se développer que sur le modèle de la solidarité.
C’est pourquoi l’un de nos principes d’action est la « libre adhésion ».La prévention spécialisée s’invente sur le terrain en produisant des actions adaptées
à ce qu’elle pressent, elle s’inscrit dans le temps et l’appréhension essentielle de notre travail d’éducateur est avant tout de reconnaître la liberté de l’acteur et sa capacité
à pouvoir évoluer et se transformer. |
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L’AAVDASE s’adresse en priorité au public 11- 21 ans
pour des questions relatives à des difficultés familiales, scolaires, judiciaires, de formation ou d’emploi.
Ces dernières années ce sont surtout les comportements des jeunes qui nous préoccupent : comment préserver l’intégrité physique et psychologique de ces jeunes
et comment sauvegarder la sécurité et le respect d’autrui ; alors que nombre de jeunes manifestent des comportements violents à l’encontre des lieux et des personnes, entre eux, vis à vis de leur famille, vis à vis
des autres…L’apprentissage de la Loi symbolique, |
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seule garantie du respect des lois, est, et reste au cœur
de nos préoccupations. Après avoir travaillé sur leurs problèmes de comportement, sur leur socialisation,
nous accompagnons les plus de 16 ans dans l’acquisition des codes d’entrée dans le monde du travail. Les difficultés d’insertion professionnelle que les jeunes rencontrent ;
les pratiques illicites auxquelles certains se livrent ne contredisent pas forcément leur souhait d’occuper une place digne dans la société.
Pour la plupart, ils n’ont pas fait le choix de la marginalité bien au contraire.
Or le travail est le véhicule de la normalité et ces jeunes souffrent d’un déficit
de représentation du travail et des métiers. La singularité de notre pratique de Prévention c’est son mode d’action.
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LES MODES D’ACTION |
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| « Ouvrir une école, c’est fermer une prison. » (Victor Hugo) |
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LE TRAVAIL DE RUE |
La démarche de présence auprès des jeunes et dans leur milieu occupe une position cardinale dans la réalisation de la Mission de notre service de Prévention Spécialisée.
Ce mode d’action nous permet de nouer des relations avec un milieu qui n’en a pas fait
la demande. C’est le moyen privilégié d’atteindre un public entretenant des rapports difficiles avec les institutions. C’est le moyen le plus rapide et le plus efficace
de connaître personnellement les jeunes, de se familiariser avec leur milieu et leurs comportements, d’être reconnu dans le quartier. Un moyen de connaître l’ambiance
du quartier, ses réseaux de relation, de solidarité, les lieux de regroupements.
Dans certains espaces enfin, il permet un lien avec les publics les plus exclus. |
Les lieux |
Il s’agit pour les éducateurs d’aller sur les lieux où ils sont susceptibles de rencontrer
les jeunes et faire offre de leur présence. Les trajets des éducateurs du service sont établis par les espaces non institutionnels. La rue, les cages d’escaliers, les places,
le hall de la gare, la cafétéria sont autant d’espaces publics investis par les éducateurs. |
LES MOMENTS |
Il s’agit d’être présent régulièrement et fréquemment aux moments où les jeunes occupent cet espace, où ils ont l’habitude de s’y réunir. C’est à l’équipe de cerner
les moments à privilégier, ici en soirée, là à la sortie du collège ou du lycée…Les éducateurs font ainsi comprendre, par leur comportement, leur disponibilitéaux moments les plus favorables au développement des relations. Les saisons
ayant une influence sur les temps de travail de rue, il importe de décaler les horairesde soirée, arrivés les beaux jours |
LES ATTITUDES |
Travailler dans la rue, c’est être là, disponible physiquement et mentalement
pour observer, écouter… sans intention autre que d’aller à la rencontre.
Il ne s’agit en aucun cas de faire du contrôle social; c’est la raison pour laquelle nous
ne faisons pas de terrain trop tard le soir, étant donné d’une part que l’objectif d’éducation et de socialisation implique que nos interventions puissent permettre
aux jeunes d’être accompagnés vers les institutions; d’autre part, notre présence
sur le terrain doit correspondre au cadre du travail relationnel encore possible.
Dans la rue, les espaces publics, les éducateurs doivent s’appuyer sur la clarté
de leurs références, la cohérence de l’image d’adulte que chacun d’eux présente
aux jeunes et qu’ils représentent pour eux. La solidarité des autres équipes du service
et celle des responsables garantissent le sens de la mission, la finalité et l’indépendance technique de leur pratique. Cette pratique du travail de rue peut se réaliser seul, cependant à l’AAVDASE, nous souhaitons, tant que faire se peut, qu’elle s’effectue
en binôme pour permettre à l’un ou à l’autre des éducateurs d’être plus en position
de « tiers » dans la relation et ainsi de pouvoir se protéger de ses propres projections,
de ses propres affects. De plus, la pratique en binôme évite à l’éducateur d’être trop enclin aux pressions des jeunes et le garantit ainsi de « dérapage » possible. |
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LE TRAVAIL DE
RUE
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Avant de pouvoir centrer notre suivi sur l’individu nous avons souvent à passer préalablement par un travail avec le groupe, d’autant que sur les quartiers nous les rencontrons souvent ainsi. L’accompagnement peut donc s’initier à partir d’une demande collective. Certes nous savons et nous mesurons combien, pour ces jeunes des quartiers d’habitat social, le groupe a une grande importance dans la construction identitaire.
Il en est de même de l’appartenance au quartier ; cependant, il est nécessaire de favoriser l’émergence d’une identité propre, singulière, si bien même nous n’ignorons pas
que l’individu est sans cesse dans une dynamique de va et vient par rapport au groupe.
Dans la réalisation de projet de groupe (camp, visite culturelle, activité sportive,
petit chantier…) l’éducateur sert de soutien éducatif et technique. Il fournit les moyens nécessaires à la construction et à la réalisation du projet : l’objectif étant là d’impliquer les jeunes de manière concrète, de sorte qu’ils soient acteurs de leur projet.
Quelque soit l’activité support, une action collective engendre de fait un système d’échanges et de participation où chaque jeune peut s’exprimer et se réaliser. L’éducateur peut voir dans ce type de situation comment le jeune aménage et réaménage ses relations avec les autres membres du groupe. De la même façon, en partant d’individus qui partagent les mêmes souffrances, l’équipe peut constituer un groupe
à partir duquel se rompt l’isolement, se construisent des solidarités, se crée la confiance…ou pour des plus jeunes, très déstructurés, l’occasion de se socialiser au travers des partages de loisirs, de quotidiens communs…
Les jeunes se reconnaissent semblables par certains côtés : ils partagent des émotions et de la convivialité bien souvent et la dynamique que ces moments engendrent permet
à ces jeunes en déficit de relation de créer du lien. La vie de groupe, exigeant des règles, celle-ci amène le jeune à devoir se conforter à une pression de conformité qui institue des valeurs de groupe. Partir de l’identité du groupe derrière lequel le Jeune se protège, lui permettre de décliner et d’affirmer son identité propre ou dans un autre cas, permettre à des individus en grande souffrance (quelque soit le symptôme donné à voir)
de favoriser au travers du groupe une reconnaissance et une socialisation,
voilà en principe l’objet de l’accompagnement collectif.
Les équipes de l’AAVDASE partagent aussi avec d’autres partenaires des actions collectives communes. Sa place est bien souvent dans l’élaboration et l’initiation
de ces actions mais elle s’en dégage pour ne pas s’inscrire dans l’institutionnalisation (soutien scolaire - actions de loisirs...) L’objectif de la Prévention Spécialisée,
en collaboration avec d’autres opérateurs, est de promouvoir des actions susceptibles d’être des réponses adéquates pour nos publics, soit parce que nous sommes
sur un terrain nouveau soit pour nous substituer à d’autres acteurs et pointer le manque. |
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L’ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL
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Considérer le jeune au centre de nos préoccupations, c’est l’autoriser à exprimer
des désirs ; c’est le reconnaître dans ce qu’il est ou ce qu’il est menacé de devenir… c’est prendre en compte sa souffrance, son symptôme comme demande implicite à partir de laquelle se construit son « chemin » balisé dans la durée par une relation de confiance réciproque. Or, que ce soit dans la rue ou au local, le jeune n’exprime que très rarement une demande explicite, si ce n’est celle d’avoir du travail ou une aide « matérielle » ponctuelle. Certes, si cette demande sociale sert souvent de passeport à l’échange, l’éducateur se doit de faire preuve de clairvoyance pour pouvoir apprécier ce qui, éventuellement, se cache derrière celle-ci. S’il estime que les difficultés du jeune ne sont que d’ordre social et qu’il cherche auprès de lui un soutien, l’éducateur répond à cette sollicitation en formalisant avec le jeune des étapes susceptibles de baliser son projet
de vie. Ainsi, il veille à développer chez le jeune les motivations susceptibles de l’aider
à se projeter dans le temps en concrétisant positivement certaines expériences.
Pour ce faire, l’éducateur utilise les « outils » rendus possibles par le service (camps, actions collectives, apprentissages, chantiers…) pour permettre au jeune de prendre confiance en lui, de socialiser son comportement, d’expérimenter des possibles…
S’il juge que les difficultés du jeune ne sont pas que sociales, mais affectives
et relationnelles, alors l’éducateur propose un accompagnement plus « approfondi »
à partir des problématiques repérées. S’engager dans ce type d’accompagnement,
c’est témoigner auprès du jeune que nous avons compris son problème… |
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L’éducateur, ou plutôt le binôme dans ce cas là, entreprend auprès du jeune un travail
de « restauration » que l’on peut qualifier de « soignant ». Cette démarche clinique est rendue possible par le travail d’équipe d’une part et par la supervision d’autre part.
La relation établie, pour qu’elle opère, présuppose une professionnalisé qui engage l’éducateur dans ses compétences bien sûr, mais surtout dans ce qu’il est : seules
des présences authentiques peuvent permettre à un jeune d’atteindre une connaissance plus juste de lui-même et des autres, de leur disposition à son égard, de ses besoins profonds qui lui permettent de modifier en conséquence ses conduites. Pour certains jeunes donc, les éducateurs ont à initier un étayage vers le soin pour permettre ensuite
à ces jeunes d’avoir accès soit au Centre Médico-Psychologique, soit à MARS
(Mission Accueil Relais Soins) s’il y a des passages à l’acte délictueux, soit chez un psychothérapeute dans le privé…Toutefois, l’expérience nous montre la nécessité d’accompagner le jeune sur deux, voire trois séances afin qu’il ne se sente pas abandonné et qu’il perçoive la confiance que nous avons nous-mêmes mis
dans le (la) thérapeute. |
L’ACCOMPAGNEMENT DES FAMILLES |
Depuis la loi particulière de 1986, la famille est repositionnée comme le partenaire incontournable s’agissant de la question de l’éducation de l’enfant ou l’adolescent.
Ce travail avec les familles s’établit à partir de deux entrées : soit une demande directe des parents auprès de l’équipe par rapport aux difficultés rencontrées avec leur(s) enfant(s), (conflits intra familiaux- problèmes de collège- situation judiciaire…)
soit il s’agit d’une démarche des éducateurs qui tentent de replacer les parents
dans leur rôle d’autorité. Par ailleurs, sur chacun des quartiers, nous travaillons
avec certains partenaires (polyvalence de secteur – centre social – CAF, voir petite enfance…),
pour mener des actions collectives dont les objectifs sont :
- Favoriser une certaine convivialité permettant de rompre l’isolement
de certains parents.
- Développer du lien social, un sentiment d’appartenance à un groupe.
- Partager des réflexions sur des questions concrètes d’éducation.
- Impliquer les parents dans l’action éducative et de favoriser un dialogue
entre le jeune et ses parents. |
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Pour favoriser ceci, les équipes en lien avec les partenaires utilisent des supports diversifiés comme des sorties familiales, des séjours-vacances, des groupes de paroles, du théâtre inter- actif etc …Soutenir la fonction parentale n’exclut pas de se positionner clairement vis à vis de certains dysfonctionnements. Face à des situations d’enfants
en danger, de maltraitance, les éducateurs se doivent d’en informer leur cadre qui,
le cas échéant, fait un signalement auprès du procureur et du service d’Aide Sociale
à l’Enfance. Les parents en sont informés et les équipes s’efforcent d’expliquer le sens de cette démarche : les signalements judiciaires ne sont pas des actions envers
de « mauvais parents » mais se veulent au contraire des solutions d’aide pour soutenir les familles tout en protégeant l’enfant. Ceci, pour que les parents ne se sentent pas « trahis » par l’éducateur d’une part et par ailleurs, pour éviter la circulation de rumeurs sur le quartier qui obligerait l’équipe à se justifier. Quelles que soient les difficultés induites par un signalement et la prise de position du service, « ne pas dire est plus dangereux que dire ». L’environnement ne comprendrait pas que les éducateurs sachent sans réagir. Nous sommes là sur une question de déontologie et de crédibilitéIntervenir auprès des familles de culture ou d’origine sociale diverses suppose
pour les éducateurs d’être ouverts à différentes manières d’exercer la parentalité.
Il nous appartient donc de mettre en place des stratégies de contact qui nous donnent
la possibilité de rencontrer les pères (espaces publics en soirée, bar du quartier etc…), pour mieux prendre en considération les différences de modes d’occupation des espaces familiaux.. |
LE PARTENARIAT SOCIAL |
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La naissance, en mars 1977, de l’AAVDASE s’inscrit dans une relation partenariale
avec des professionnels du secteur socio-éducatif ainsi qu’avec des collectivités locales. L’AAVDASE n’a donc pas cessé d’adopter avec eux une politique d’ouverture.
Elle veille à être directement représentée auprès de ses partenaires externes par son Président et/ou un membre du bureau et/ou son directeur dans toutes les situations
où sa responsabilité juridique et/ou gestionnaire est plus engagée, en particulier lors
du dépôt des documents budgétaires annuels, des C.I.S.P.D.(Conseil Intercommunal
de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) de projets nouveaux, de présentation d’initiatives spécifiques etc… Mais d’une façon générale et quotidienne, le directeur
a reçu délégation pour représenter l’AAVDASE auprès des différents partenaires
et est légitimement porteur auprès de ces derniers des orientations associatives.
Les relations avec les partenaires de terrain sont établies en premier lieu par le directeur et le chef de service au niveau institutionnel. Il leur est demandé d’avoir le souci
d’une concertation permanente avec tous les acteurs concernés afin que soient prises
en compte autant que faire se peut leurs attentes et suggestions.
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L’AAVDASE souligne la nécessité de contacts réguliers avec les partenaires suivants :
- Le service « Action sociale » du Département
- Les Centres Sociaux
- La Mission Locale
- Les collectivités locales
- Les établissements scolaires
- La PJJ (service de Protection Judiciaire de la Jeunesse)
- Le SPIP (service de Probation et d’Insertion)
- Les structures d’insertion
- Les dispositifs CLS (Contrat Local de Sécurité)
- MARS (Mission Accueil Relais Soin)
- RIVHAJ (Relais Initiatives dans la Ville pour l’Habitat des Jeunes)
- F.J.T. (Foyer Jeunes Travailleurs)
- Le secteur pédopsychiatrie
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Les contacts réguliers avec les partenaires contribuent à l’identification des besoins,
à l’élaboration de projets personnalisés et à toute forme de prise en charge de jeunes en rupture ou en risque de marginalisation. L’AAVDASE, très attachée à la vie associative |
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| départementale et soucieuse de voir s’établir et se prolonger une collaboration entre les différentes associations sociales et médico-sociales dépendant de l’Aide Sociale à l’Enfance, adhère et contribue à la réflexion menée par RESEAU 38.Les missions de l’AAVDASE s’inscrivent dans un territoire donné et s’articulent avec d’autres actions menées dans le cadre de : |
Politiques de protection de l’Enfance avec les services du Conseil Général. |
Politiques éducatives locales avec les collèges : Ponsard, Grange, l’Isle et Brassens. LES Centres Sociaux : Malissol, Vallée de Gère, l’Isle,
Pont-EvEque, Chasse / Rhône. La Sauvegarde, la P.J.J, Oxyjeunes . |
Politiques d‘insertion avec l’Association intermédiaire IDEAL et :
MIJIR – RIVHAJ – CLI – PLIE – SPIP – Foyer des Jeunes Travailleurs – CCAS –
L’ Accueil de nuit – L’ Arche du 27. |
Politiques de soins avec : MARS – les CMP – Hôpital – Contact – Elsa. |
Politiques de Prévention et de sécurité publique avec :
les élus locaux – Police Nationale – Gendarmerie – Police Municipale –
les Bailleurs sociaux – les Commerçants – les Sociétés de transports urbains – la Justice.
En Prévention Spécialisée, nous sommes directement concernés par le fonctionnement des institutions intervenant sur le même territoire et auprès des mêmes publics.
Nous nous devons de participer aux différentes instances locales afin que nos actions soient des plus cohérentes et des plus complémentaires. A ce titre, nous participons dans le cadre du Contrat Ville, aux cellules de Veille éducative, aux commissions « jeunes », au dispositif « MARS », « Oxyjeunes », aux ateliers « Droits et devoirs »,
au dispositif « V.V.V. », au groupe « Mineurs T.G.I. », à la commission « addiction ».
Dans ces séances de travail, nous nous devons d’être vigilants par rapport à l’éthique guidant nos pratiques mises en œuvre afin que soient garantis le respect des personnes et la confidentialité des informations. Afin de protéger la qualité de cette relation que l
es éducateurs entretiennent avec les jeunes, le chef de service et le Directeur se doivent d’assumer le lien avec les partenaires institutionnels. Il est des travailleurs sociaux
que les éducateurs sollicitent en direct et pour lesquels une transmission d’informations concernant un jeune en particulier peut être envisagée ; celle-ci ne s’effectue
qu’avec l’accord de ce dernier et/ou après lui avoir expliqué comment cette communication s’inscrit dans une meilleure réponse à son problème. Ceci contribue d’ailleurs à garantir aux usagers un service de qualité. En outre, l’AAVDASE participe aux contrats locaux de sécurité comme au contrat intercommunal de sécurité et de Prévention de la Délinquance. En effet, dans ces instances, nous abordons des thèmes globaux se rapportant aux problématiques repérées sur chacun des secteurs.
Nous pouvons, forts de notre connaissance des quartiers, communiquer alors
sur les problèmes globaux rencontrés par les jeunes et les populations et témoigner
ainsi de l’ambiance urbaine au-delà de ce qui est visible par tous. |
LES CHANTIERS EDUCATIFS |
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La grande majorité des jeunes relégués dans les quartiers d’habitat social exprime
d’une façon ou d’une autre une demande de participation à la vie sociale.
Les difficultés d’insertion professionnelle que les jeunes rencontrent, les pratiques économiques illicites auxquelles certains se livrent au quotidien ne contredisent pas forcément leur souhait d’occuper une place digne dans la société. Pour la plupart,
ils n’ont pas fait le choix de la marginalité , bien au contraire. Or le travail est le véhicule de la normalité. Le travailleur est celui qui produit une activité d’utilité. De facto, celui
qui ne travaille pas est symboliquement considéré comme inutile. Le non-travail apparaît alors comme le déni de la personne, une non-reconnaissance qui va le conduire soit
à la révolte, soit à l’abandon et la dépression. Cependant, il existe un écart considérable pour la majorité d’entre eux entre un idéal de vie et l’absence de représentation du travail
et des métiers. C’est d’ailleurs pour ces raisons que l’AAVDASE a pris le risque en 1991,
de monter cet « outil » chantier éducatif qui, au fil des années, s’est amplifié et structuré.
Du fait de l’absence d’entreprise d’insertion sur le bassin de l’Isère Rhodanienne (hormis la régie inter-quartiers), nous avons été amenés à mettre en œuvre trois types
de chantiers différents tant au niveau des objectifs poursuivis que de leur mode d’organisation ; cela pour mieux répondre à la diversité des besoins et à l’hétérogénéité des publics auxquels le service s’adresse. Nous aurions pu choisir de faire encadrer
les chantiers par les seuls éducateurs de terrain, ceci dans le but de mieux en maîtriser l’utilisation, mais, par l’expérience, nous en avons mesuré l’insuffisance.
Une insuffisance parce que, au delà de leur propre disponibilité vis-à-vis du terrain,
la capacité technique des éducateurs de rue à promouvoir des chantiers : négocier, établir un devis, encadrer certains travaux posent un problème de crédibilité vis à vis
des clients commanditaires. L’AAVDASE établit différents type de chantiers.
Une association est alors constituée en 1991, pour gérer la gestion administrative
de ces chantiers. |
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Les premiers type de chantiers |
Montés au cas par cas, en fonction des besoins du moment, sont encadrés par les seuls éducateurs. Ils sont très ponctuels, de quelques heures à quelques jours et s’adressent
à des jeunes pour lesquels la mise en situation de travail relève quasiment du « soin ». |
Les seconds type de chantiers |
Ils regroupent aussi bien les chantiers d’été que les chantiers d’intérêt collectif.
Ils sont le plus souvent encadrés par les éducateurs, sauf pour les chantiers commandités par ADVIVO. Sur ce type de chantiers, la priorité sera donnée ici
à la constitution d’un groupe dans l’objectif de financer un séjour : là, l’importance
est accordée à la reconnaissance des jeunes sur le quartier. En tout état de cause,
ils permettent une meilleure connaissance mutuelle et participent aux apprentissages sociaux, aux «savoir-être».
Un exemple de chantiers de l’AAVDASE, alliant citoyenneté et socialisation : « L’Ambroisie ». La moyenne vallée du Rhône connaît depuis quelques années des affections liées à l’ambroisie : les nuisances apportées par cette plante sont des allergies de type rhinites, conjonctivites, asthme, eczéma…Pour tenter d’éradiquer cette mauvaise herbe et d’avoir ainsi une action citoyenne de salubrité publique, l’AAVDASE organise
avec les jeunes des quartiers, (… des jeunes, bien souvent montrés du doigt comme étant : la mauvaise graine), au mois de juin et juillet, l’arrachage de cette plante sur les espaces publics pendant cinq à six semaines avant la pollinisation de celle-ci.
Ceci permet de sensibiliser ces jeunes à l’environnement, à la santé publique
et leur permet le temps des vacances de bénéficier d’une activité salariée avec un statut qui les met en prise avec leurs droits et leurs devoirs. |
Des adolescents travaillant sur un chantier « ambroisie », dans la campagne viennoise
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Le troisième type de chantiers |
Dit : « chantiers permanents », relève d’autres objectifs. D’une certaine manière, ils n’ont pas la même portée, n’autorisent pas les mêmes usages, ne sont pas perçus de la même façon par les jeunes. Ils introduisent à tout le moins des contraintes d’ordre économique diverses. Ils sont exclusivement encadrés par des techniciens de métier. Alors que le « turn-over » est relativement important sur les chantiers encadrés par les éducateurs,
là au contraire, il est faible ; les équipes, le plus souvent, optent là pour un travail en profondeur avec quelques jeunes. Les orientations fixées peuvent être diverses mais sont généralement relatives à la réalisation d’apprentissages individuels, à l’identification de leurs capacités à « faire » et à s’inscrire dans le jeu social. Nous accordons une importance au respect des règles du jeu économique et au niveau de productivité que cela impose parce que ceci participe d’un vrai travail éducatif :
les jeunes reconnaissant là qu’il s’agit de conditions de travail proches de celles qu’ils trouveront à l’extérieur. La « commission chantiers » du jeudi a deux fonctions :
celle d’évaluer les acquis des jeunes tant au niveau du comportement que les aptitudes techniques, et celle de composer les équipes pour la semaine à venir.
Cette commission composée d’éducateurs et des techniciens sous l’autorité d’un cadre se doit de choisir les jeunes en fonction de plusieurs critères :
- le projet éducatif présenté par l’éducateur de l’équipe référente.
- la technicité ou la pénibilité de la tâche.
- la mixité des publics en fonction des problématiques des jeunes ou de leur quartier d’appartenance.
Si la « qualification » requise ne constitue généralement pas un critère de sélection
des jeunes, tous les chantiers cependant ne peuvent être accessibles à tous les jeunes, au regard notamment de leur plus ou moins grande pénibilité, des délais à respecter.
Par ailleurs, il nous faut veiller sans cesse à ce que la demande de pouvoir bénéficier d’un chantier soit proposée par l’équipe ou l’éducateur à un moment propice du parcours du jeune et ne pas répondre trop vite à une demande directe du jeune. C’est l’aspect éducatif des chantiers, qui peut, sur ce point, être directement interpellé tant l’usage occasionnel qui pourrait en être fait, leur donnerait alors un caractère plus de dépannage que d’apprentissage. L’AAVDASE pourrait ainsi être perçue comme pourvoyeuse
de « petits boulots ».
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LES « SEMAINES FRAÎCHES |
| SEJOURS - STAGES « DECOUVERTE> » DE L’AAVDASE.
préventioN, OBSERVATION, FORMATION et Insertion par le travail |
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L’idée : organiser « des semaines de travail » qui permettent à des jeunes
de l’agglomération viennoise (Isère) de mettre bénévolement leurs compétences
ou leur force de travail au service des autres. Une action ponctuelle de l’AAVDASE
au service d’associations ou de collectivités. « Les Semaines Fraîches » : un temps
qui rompt avec le fonctionnement habituel de la vie d’un(e) jeune dans son quartier, en partant quelques jours dans une autre région, (un autre lieu), pour se changer les idées, « se mettre au vert », observer, tout en travaillant. Un temps formateur, favorable pour s’informer sur d’autres fonctionnements sociaux et professionnels. Il s’agit d’un travail d’entraide « bénévole » au service des autres qui va donner à l’adolescent la satisfaction de rendre service, de se sentir utile, d’être valorisé et d’être responsabilisé.
Un séjour - stage individuel ou collectif, fédérant jeunes et adultes volontaires,
autour d’une tâche commune et d’un temps de vie partagé. Ce dispositif s’appuie
au départ sur le principe que toute personne telle un jeune qui fréquente l’une des quatre permanences de l’AAVDASE : Vienne - Nord & Sud, Pont-Évêque & Chasse, qui a besoin d’être aidée concrètement pendant un moment n’est pas pour autant, lui aussi,
dépourvu de moyens pour aider les autres. Donner quand on reçoit, est le seul moyen
de garder sa dignité. |
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Toute difficulté est relative et l’entraide participe de la reconnaissance par le groupe social. Un temps de travail privilégié, avec un encadrement adapté, des chantiers dans une dynamique de travail axée sur des « rencontres » , renforcée par la mise en place
de programmes éducatifs, culturels et sportifs, dans des lieux sélectionnés. Des temps forts qui sont l’occasion pour l’encadrement de poursuivre à l’extérieur du milieu habituel, l’éducation des comportements « civiques » des jeunes. Des destinations diverses (montagne, mer, campagne…), des travaux, tous aussi divers et variés : élagage de chemins de randonnées pour des municipalités, travaux de réfection de bâtiments (peintures, carrelage, électricité…) Participation aux travaux journaliers de centres
de vacances (ex : RelaiSoleil Vacances) : entretien des bâtiments, des locaux ou des espaces verts, mais aussi travail en cuisine, restauration, animation, secteur informatique, club photo, clubs enfants, etc…L’hébergement et la nourriture sont pris en charge par
les lieux visités, ainsi que la mise à disposition des aménagements sportifs et culturels. L’équipe éducative suit attentivement les jeunes sur toute la période du séjour
et participe en cas de groupe collectif aux mêmes travaux et activités. Il s’agit de mesurer les acquisitions comportementales, de socialisation et d’apprentissage des jeunes
à travers des chantiers-loisirs. Dans un contexte extérieur, les jeunes assument
des postes de travail en alternance avec des activités de loisirs. Ils découvrent ainsi
de métiers nouveaux, s’insèrent dans des équipes professionnelles, apprennent
à respecter des rythmes de travail et les règles de vie du lieu qui les accueille.
Les « Semaines Fraîches », de subtiles rencontres pour susciter un « coup de fraîcheur » dans ses objectifs.
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LA CULTURE ET LE SPORT |
L’ expression artistique ET sportive, véritables supports de socialisation.
Subtiles part de rêve, susceptibles de déclencher une envie de se dépasser.
Re - écrire sa propre histoire afin d’en être l'auteur singulier et l'acteur unique.
L’art, le sport, outils supplémentaires pour l'insertion des jeunes? De plus en plus fréquemment, le travail social s’appuie sur des pratiques culturelles artistiques
et sportives pour aborder les jeunes en difficulté. L’action éducative par les arts
et le sport permet aussi d’initier, de transmettre des messages de prévention,
de cultiver la citoyenneté.
Bon nombre d’adolescents auxquels s’adressent les éducateurs épousent des conduites à risques qui mettent en danger leur vie et celle des autres. Pour mieux contenir cette attirance pour la vitesse et les prises de risques, l’AAVDASE propose à des jeunes une activité « trial » comme support éducatif. Cette activité exige réflexion, concentration, maîtrise de soi, anticipation… Et, place de fait le jeune devant ses propres limites :
s’il passe outre les consignes, il est de suite sanctionné par la chute. Associée à l’apprentissage du Code de la route, (une autre possibilité d’action de l’AAVDASE),
cette activité a pour objet de recadrer le jeune dans la règle, la loi.
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Alors que certains parlent de mettre à l’écart les adolescents « difficiles », d’autres travaillent à leur insertion et à leur réhabilitation, à travers des chantiers d’insertion, notamment par le biais des arts, en les sensibilisant à l’expression culturelle et artistique. Le monde culturel, également un autre moyen de transmettre à un jeune la possibilité d’atteindre ses objectifs. Participer à un projet artistique demande une exigence,
un véritable travail, augmenté d’un effort jamais négligé. L'utilisation des méthodes artistiques : tremplin qui permet de nouvelles rencontres entre jeunes et artistes, des relations insolites, des débats et un travail en commun. Cela permet aussi très souvent
à des artistes de mener à bien leur projet. Une participation tout aussi efficace que celle d’élèves des Beaux Arts. Confronter un jeune à l’art, c’est lui apprendre à se réguler face à une expression artistique. Avoir de la mesure dans l’excès, lui appendre à se motiver,
à se responsabiliser et à se dépasser. Il n'y a qu'un seul et unique désir qui englobe
tous les désirs, et qui est celui d'être libre, d'être autonome, d'être totalement soi-même.
L’expression artistique, « subtile part de rêve », un moyen efficace pour retenir une attention, devenir un prétexte pour pouvoir dire son « objectif » et ses actions.
La notion d'élitisme s'efface au profit de l'art et de la culture au quotidien. |
L’ art aime les rencontres
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Un constat : l'art s'immisce depuis quelques années dans le monde social, comme
une nouvelle forme d’expression. Dans ce contexte, l'arrivée de l'art dans l'univers social, permet une rencontre, un nouveau regard : s'évader et stimuler la motivation
et l'imagination. Il y a des rencontres qui sont « source », notre vie est faite de ces rencontres privilégiées qui nous nourrissent toute notre vie. Cela peut parfois aboutir
à de belles histoires. Celle-ci aura lieu à Chasse / Rhône, au premier semestre 2008,
pour célébrer la dixième année de présence de l’AAVDASE sur la commune. En effet,
un artiste plasticien à la renommée internationale, Georges ROUSSE, participera avec une dizaine d’adolescents de la région viennoise à un temps de travail pictural important intitulé : « Chasse à l’ œil 2008 ». Le projet est simple mais ce sera un véritable chantier : l’installation d’une sculpture aux formes géométriques en trompe l’œil, conçue, peinte dans l’espace, en vue de réaliser une image photographique, trace de l’intervention de l’artiste. Pour ces jeunes, ce sera une véritable un challenge,
une rencontre avec le monde de l’art. Mais au-delà, une expérience humaine et éducative autour d’une histoire commune, d’un lieu de la ville, d’une œuvre. Une démarche innovante, qu’on serait tenté de qualifier de citoyenne et qui relève d’une prise de conscience suffisamment rare dans le monde de l’art : elle devient alors une véritable ouverture pour ces jeunes. |
AAVDASE PREVENTION SPECIALISEE 
Association de l’Agglomération Viennoise pour le Développement de l’Action Socio-Educative
LE BUREAU
PRESIDENT ROBERT DUTEL VICE PRESIDENT Mr MARANDIN 
TRESORIER Mr GIROUD SECRETAIRE Mme BRAHMI SECRETAIRE ADJOINT Mme SAN JUAN 
LE CONSEIL D’ADMINISTRATION
Mme VINCENT Mme PETIT Mr ODIN Mme VALETTI Mr BENATRU Mme MACABEO Mme CINO 
Mme FERRARI Mr ESTRABOL Mr PEREIRA Mme CHAFFOIS Mr ROSTAING Mr GRENIER
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Georges ROUSSE avec des jeunes adolescents sur un chantier à Strasbourg,…Ensuite, le résultat : la photographie |
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Qui est georges rousse ? |
Un artiste plasticien qui vit et travaille à Paris. Il a fait ses débuts comme photographe dans la publicité. Ses amitiés avec de nombreux artistes lui ont permis d’établir une relation entre la peinture et l’espace. Pendant plusieurs années ses travaux mettent en lumière les formes humaines en liant diverses techniques picturales à la photographie. A partir de 1984 il réalise des sets photographiques très complexes en utilisant des bâtiments en phase de démolition ou des chantiers à l’intérieur desquels il a effectué des travaux pour en modifier la perception conventionnelle. Chaque photo de Georges Rousse est comme une peinture qui nous transporte dans un monde nouveau, précis et lumineux où les couleurs, les formes et les perspectives troublent le regard avant de lui offrir la liberté.
Photographe-constructeur, un peu architecte, un peu magicien, ses installations longuement préparées et méticuleusement construites, ne sont pas faites pour durer. Uniquement fixées et immortalisées par l’objectif de l’artiste, elles deviendront de grandes photos-peintures exposées dans les plus grandes expositions et musées de la planète.
« C’est compliqué parfois, mais tellement intéressant de faire quelque chose avec des gens complètement étrangers au milieu artistique », explique Georges Rousse.
« Chasse à l’œil 2008 », un rendez vous à retenir avec cet artiste « hors du commun » … |
L’ASSOCIATION |
LE Siège social |
9, rue du 11 novembre - 38200 VIENNE ( 04 74 31 59 63
DIRECTEUR : FRANCOIS PAIN pain.francois@wanadoo.fr
CHEF DE SERVICE : BRIGITTE RIVOIRE
SECRETARIAT : FRANCK MIGLIORATI (Comptable) - LUC BENOÎT (Secrétaire) |
LES CHANTIERS EDUCATIFS |
COORDINATRICE : SYLVIE VILLIERE
EQUIPE TECHNIQUE : salah benhamor - jean clemencet - mohamed saihia |
PREVENTION DE VIENNE NORD |
10, rue St André le Haut
04 74 85 87 17
EQUIPE EDUCATIVE : Isabelle Micaud - Anne Sophie Helly
Permanences : Lundi 16H 30 - 18H - Mercredi 14 H - 16 H - Vendredi 14 H - 16 H |
PREVENTION DE VIENNE sud |
10, rue St André le Haut 04 74 85 87 17
EQUIPE EDUCATIVE : Isabelle Micaud - Anne Sophie Helly
Permanences : Lundi 16H 30 - 18H - Mercredi 14 H - 16 H - Vendredi 14 H - 16 H |
PREVENTION DE PONT- EVEQUE |
1, impasse des Petits Potaches 04 74 57 21 90
EQUIPE EDUCATIVE : Laurence Bretogne - Alaïd Benzaït
Permanences : Lundi 17H - 18H - Mercredi 14 H - 16 H - Vendredi 14 H - 16 H |
PREVENTION DE chasse-sur-rhône |
761, route de Givors 04 72 24 17 58
EQUIPE EDUCATIVE : Christine MAUREL - Daniel SIINO
Permanences : Lundi 17H - 18H - Mercredi 14 H - 16 H - Vendredi 15 H - 16 H 30 |
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NOS PARTENAIRES |
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| UN GRAND MERCI A TOUSCEUX QUI ONT PERMIS DE CONCRETISER CET EVENEMENT partenaires sollicités :(liste définitive en cours d’élaboration) |
VILLE DE VIENNE
VILLE DE PONT-EVEQUE
VILLE DE CHASSE / RHÔNE
CONSEIL GENERAL DE L’ISERE
CREDIT MUTUEL DE L’ISERE
CAF DE VIENNE
CPAM DE VIENNE
CNR
EDF
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1977 - 2007
 
30ème ANNIVERSAIRE |
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